Les clés du leadership

24 mai 2011, Les Tables rondes du réseau des partenaires Martine Chabert

Belle table ronde ce soir-là (comme d’habitude d’ailleurs) : Florence Bollot et Rodolphe Jeanblanc, deux coachs de dirigeants, et Philippe Llerena, dirigeant et vice-président de la CGPME 67.

Des regards en miroir, très complémentaires : le dirigeant de PME, et le coach

Deux discours qui donnent parfois l’impression d’appartenir à deux mondes différents, y compris avec des coachs en entreprise aux succès incontestables. Des valeurs fortes identiques, avec quelques subtiles différences sur les arbitrages de priorités !

Parmi les idées clés de cette soirée :

  • Avoir du leadership, c’est être capable de motiver ses troupes, et dans le cas des petites PME, cela signifie concrètement une équipe, rarement plusieurs, d’une petite dizaine de personnes, autour du dirigeant. Motiver les autres suppose d’être crédible, d’avoir leur confiance, et d’être au clair sur sa vision au minimum à moyen terme, pour pouvoir la partager avec ses collaborateurs
  • Démontrer et afficher ses valeurs en tant qu’homme, les laisser transparaître (ce qui suppose de la transparence à l’intérieur de l’entreprise …) autant en actes qu’en paroles. La grande lacune des dirigeants généralement dans ce domaine : ne pas oser parler de leurs rêves, de leurs ambitions, de leurs envies, à leurs salariés.
  • La motivation « technique » (financière ou par objectifs) est éphémère. Pour construire une entreprise qui dure, les salariés doivent ressentir l’envie et le plaisir de participer à une œuvre collective.

  • Peut-on parler de leadership sans maîtrise des outils techniques de management (coordination de projet, Gestion des équipes, Structure organisationnelle …) ? Il serait intéressant ici de regarder différemment la notion de leadership dans le contexte des dirigeants de PME (multi-tâches, multi-casquettes, centre névralgique vivant de la PME), et dans le contexte des managers au sein de grands groupes.


  • Ce socle de techniques managériales est une base de « savoirs ». Sauf qu’entre savoir et agir, il y a parfois un certain fossé … et c’est pour combler ce fossé, plus ou moins grand suivant les personnes et les situations, qu’un coaching est pertinent : pour se connaître, pour définir et faire partager sa vision, ses valeurs, et pour oser passer à l’action, changer de comportement, changer pour devenir un peu plus soi-même dans nos relations aux autres, et enfin faire s’épanouir son propre leadership.

  • Une intéressante question aussi : en quoi est-il nécessaire aujourd’hui d’avoir du leadership, là où « avant », le niveau hiérarchique semblait suffire… L’autorité liée au statut semble être devenue une autorité liée à la posture. Sauf que encore une fois, dans les petites PME, cette distinction est peut-être plus subtile et difficilement perceptible au quotidien : le dirigeant, proche de ses salariés, est aussi celui qui a le pouvoir, de les licencier comme de les augmenter ! Entre pouvoir et autorité, quelle différence faites-vous ?

  • Leadership et courage. Courage d’être soi, de parler à ses salariés, de poser ses limites (et notamment par rapport au temps !), de reconnaître ses erreurs et de donner le droit à l’erreur …


  • Le leadership fait partie des actifs immatériels de l’entreprise (ca, j’ai adoré ;-). Ce qui pose aussi la question de sa transmission
  • Leadership et lucidité : Peut-on reconnaître un leader sur sa capacité à gérer les crises ou/et à anticiper les crises ?

Autre clé importante : La question du temps

Souvent source de stress permanente chez le dirigeant de PME, la théorie veut pourtant que ce soit un allié, une ressource, à laquelle le dirigeant doit pouvoir recourir dans toute situation de changement … Et le miracle que j’observe à chacune des formations que j’anime, c’est que lorsque cette théorie est mise en pratique, lorsque le dirigeant prend le temps, un jour, une demi-journée, une heure, de se poser, de prendre de la hauteur, de changer son regard, alors toute la suite se réorganise naturellement et facilement…

Si les 3 animateurs, et les coachs de la salle, étaient convaincus de cette nécessité pour le chef d’entreprise de se donner le temps, il me semble que cela a été le point de divergence le plus tangible avec l’auditoire. Et je dois reconnaître que tant qu’on ne l’a pas vécu, c’est une des résistances les plus fortes. Que se cache-t-il donc derrière cette idée qu’un chef d’entreprise doit être hyperactif et maintenant en plus, hyper-connecté ?

Conclusion

Beaucoup de clés intéressantes dans cette soirée, l’occasion d’entendre une autre présentation des principes de crédibilité, de transparence, de lucidité, d’autorité. Et, en voix off, la révélation de cette soirée : « Et si les chefs d’entreprises formaient des coachs … » certains en auraient sans doute besoin 😉

N’oubliez pas de consulter directement le site de Martine Chabert pour les articles des animateurs : « La posture du dirigeant : Les clés du Leadership »

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